Ménopause avant 40 ans : l'insuffisance ovarienne prématurée
Avant 40 ans, des règles qui disparaissent ou partent en vrille, ce n'est pas « le stress », et « vous êtes trop jeune pour ça » n'est pas un diagnostic. Cette vidéo pose d'abord les mots : l'insuffisance ovarienne prématurée avant 40 ans n'est pas la même chose que la ménopause précoce entre 40 et 45 ans, et elle n'est pas toujours définitive. Elle explique ce qui doit déclencher un bilan (quatre mois de règles absentes ou franchement irrégulières avant 40 ans) et la règle de dosage qui a changé : la recommandation internationale de 2024, co-signée par les sociétés européenne, américaine et internationale, retient désormais un seul dosage de FSH supérieur à 25 UI/l. Elle passe en revue les causes (génétiques dont le gène FMR1, auto-immunes, iatrogènes après un cancer traité dans l'enfance), le bilan raisonnable à demander, et ce que la littérature documente sur l'os et sur le cœur, avec le risque absolu et pas seulement le risque relatif. Le cœur du sujet est une inversion du raisonnement hormonal : à cinquante-deux ans, prendre un traitement hormonal, c'est ajouter quelque chose à un corps qui a cessé d'en produire à l'âge où c'est normal ; à trente-cinq ans, ne pas en prendre, c'est laisser un corps de trente-cinq ans fonctionner sans ce qu'il devrait avoir. Ce n'est plus un traitement de confort, c'est un remplacement, et les recommandations disent de le poursuivre au moins jusqu'à l'âge habituel de la ménopause. La vidéo aborde enfin la fertilité sans promesse et sans fatalisme, et le choc du diagnostic, qui fait partie du tableau et pas à côté.
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